Qui a liberé le pays

Qui a liberé le pays
Notre bouche, interdite ; pétrifié, l'épée :
Nous sommes habitants des terres d'orties.
Le lionçeau s'y voit méprisé, évincé
De sa dignité par de vils corbeaux,
Les indignes moissonnent l'été ;
En hivers ils font dépiquage .
Si la mer excèdes ses frontières
Le soleil à jamais sera banni :
Le fusil, à court de munitions
Demeure entre les mains un mortel bâton.
Elle pèse sur nos du poids d'un fardeau
Cette Révélation qui nous a courbés.
Ces ronces qui obstruent notre route,
Y furent oubliés par nos éclaireurs.
Notre terre est comme par rouille dévorée,
Et nos corps redoutent l'effort conquérant.
s'impose pourtant une sagesse nouvelle :
Que la mesure prime la rébellion.
C½ur assoiffé de combattre
Patience, voici venir ta revanche.
Ceux qui aujourd'hui nous dominent,
Savent ce que ces temps charrient.
La Berbérie veut retrouver la paix, guérir
D'une blessure antérieure à Rome.

Monts des Aït - Yiraten,
De Michelet et au - delà,
Akfadou aussi, de part en part :
Immense place es martyres !
Notre terre, qui l'a reconquise,
Et qui aujourd'hui garde rancune ?

Plein jour : les neiges s'abattent.
Nous allons. Longue est notre route.
Qui a reconquis notre terre ?
Dans nos c½urs l'angoisse prolifère,
Nous engrangeons nos récoltes
Dans l'antre des ânes.

je met en français pour que ceux qui s'interesse vraiment et qu'il veulent comprendre eh bien la ... il n'y aura pas de problème
merci!!!

# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:55

L'appel des tiens

L'appel des tiens
Lève-toi noblesse kabyle,
Et redresse ta fine taille !
Oh bonheur , ce n'est pas un songe :
Ton être émerge enfin !

Lève - toi, fils de Berbère,
Ton soleil est au ciel !

Si l'un quitte la lutte, nombreux,
Ceux qui lui succéderont.
Si meurt un de ces braves
Leurs semblables se dresseront.
C'est notre histoire dérobée,
Qu'aujourd'hui tu nous offres !
Le courage sera notre arme de conquête.

En tout pays répandue,
La parole , plus jamais clandestine :
Et tous saisis d'angoisse,
LA LIBERTE nous accueillerons.
Depuis si longtemps ensevelie.

Notre drapeau est si haut hissé,
Flottant au vent des cimes. Vrai,
Nous avons versé des flots de larmes,
Mais notre triomphe est notre honneur.
Les crues de révolte, étouffent, la soumission.

Les mots que j'ai chantés
Epousent le v½u de mon c½ur.
Je rends grâce à la liberté,
Que sa route nous apparaisse,
Que le sort nous soit favorables !
Un jour la clarté sera dans son éclat,
Elle écartera les ténèbres,
Et le soleil éclairera nos montagnes.
Qui donc invoque ton nom ?
Ce sont tes enfants !

# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:49

Boudiaf!

Boudiaf!
Mon appel s'est - il à ce point égarée, ou bien
L'engeance des médisants m'a-t-elle devancé
Pour te dire: tu as entraîné ta ruine,
Pauvre naïve qui a foi en lui .. ?
" Tu te souviens de son ignominie :
Il avait rompus les liens tissés.
Il se traîne aujourd'hui à tes pans,
Mais si tu te penches vers lui c'est ta ruine,
Pauvre folle qui a foi en lui. "
Tu as enduré plus d'un récit,
Lorsque tarda mon retour.
Les affres te torturaient les entrailles,
Le c½ur se fendit en son milieu.
Souviens-toi de notre foyer ancien,
Lorsque tu y vins jeunes épousée.
Il pourrit aujourd'hui comme une guenille ;
Les jours corrupteurs contre lui accourent,
Ces même jours qui nous ont terrassés.
Nous n'avons fondé nulle demeure nouvelle,
Le détresse est la sentinelle qui la tient à sa merci.
Où que j'aille ton visage me hante,
Je me débats avec la souffrance de toi.
Un mal sans remède a abattu mes portes,
Il assaille les forces de mon corps.
La mort est ma prétendante journalière :
Je crains de ne plus te revoir, jamais...
Nous n'avons même pas d'enfants
Qui fussent prétexte à notre rencontre.
Les ténèbres toujours nous étouffent,
Et nulle épreuve ne nous tient pour quittes ;
Où est donc l'époque heureuse
Où notre amour arborait ses fleurs écloses ?
La grêle y a fait son carnage.
Allons suivre plutôt les flots
Des jours à rebours de nos désirs.

# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:48

Ma voix, dans le vide

Ma voix, dans le vide
Mon appel s'est - il à ce point égarée, ou bien
L'engeance des médisants m'a-t-elle devancé
Pour te dire: tu as entraîné ta ruine,
Pauvre naïve qui a foi en lui .. ?
" Tu te souviens de son ignominie :
Il avait rompus les liens tissés.
Il se traîne aujourd'hui à tes pans,
Mais si tu te penches vers lui c'est ta ruine,
Pauvre folle qui a foi en lui. "
Tu as enduré plus d'un récit,
Lorsque tarda mon retour.
Les affres te torturaient les entrailles,
Le c½ur se fendit en son milieu.
Souviens-toi de notre foyer ancien,
Lorsque tu y vins jeunes épousée.
Il pourrit aujourd'hui comme une guenille ;
Les jours corrupteurs contre lui accourent,
Ces même jours qui nous ont terrassés.
Nous n'avons fondé nulle demeure nouvelle,
Le détresse est la sentinelle qui la tient à sa merci.
Où que j'aille ton visage me hante,
Je me débats avec la souffrance de toi.
Un mal sans remède a abattu mes portes,
Il assaille les forces de mon corps.
La mort est ma prétendante journalière :
Je crains de ne plus te revoir, jamais...
Nous n'avons même pas d'enfants
Qui fussent prétexte à notre rencontre.
Les ténèbres toujours nous étouffent,
Et nulle épreuve ne nous tient pour quittes ;
Où est donc l'époque heureuse
Où notre amour arborait ses fleurs écloses ?
La grêle y a fait son carnage.
Allons suivre plutôt les flots
Des jours à rebours de nos désirs.
maintenant il es devenue presque possible d'écouter toute les chansons de lounes enfin il y a au moins 26 albums donc c'est important si vous voulez écouter, les chansons entières

http://www.dzmusique.com/Artiste-Matoub-Lounes.php
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# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:46

Modifié le vendredi 06 avril 2007 18:57

Kenza

Kenza
Le ciel est trouble il se fissure
La pluie a lavé la tombe
Les eaux déchaînées se déversent
Emportant tout sur leur passage
De sous les dalles un cri déchirant
retentit
Clamant la colère et l'impuissance

Kenza ô ma fille
Ne pleure pas
En sacrifiés nous sommes tombés
Pour l'Algérie de demain
Kenza ô ma fille
Ne pleure pas

Même si la dépouille s'étiole
L'idée ne meurt jamais
Même si les temps sont rudes
On aura raison de la lassitude
Même s'ils ont fauché tant d'étoiles
Le ciel ne sera jamais dépouillé

REFRAIN

Ils ont scellé par avance notre sort
Bien avant qu'aujourd'hui n'advienne
Les pourchasseurs de l'intelligence
Jettent sur le pays la nuit de
l'horreur
Ils ont tué Tahar et Flici Boucebsi
Et tous les autres
Ils ont tué Rachid Tigziri
Smail ils ne l'ont pas épargné

Kenza ô ma fille
La cause pour laquelle nous
sommes
tombés
C'est l'Algérie de demain
Kenza ô ma fille
Ne pleure pas

Pourvu que l'un d'entre nous
survive
Il attisera le feu de la mémoire
La blessure se cicatrisera
Et l'on apparaîtra enfin
Dans le concert des nations
Nos enfants pousseront d'une seule
douleur
Fût-ce dans le giron du malheur

REFRAIN

Texte écrit en juin 1993, quelques
semaines Après l'assassinat
de Tahar Djaout.

# Posté le vendredi 06 avril 2007 18:38